Déverrouillons la natation

Des conseils de nage et un coup de gueule sur le métier de maitre nageur. Une concertation citoyenne pour la place des femmes et le sport dans la rue. Un peu de LONG LIVE, et un retour sur le Versailles Mantes.

Lucile Woodward Newsletter
3 min ⋅ 30/01/2026

Salut à tous, en milieu de semaine sur Instagram, j’ai brièvement expliqué comment l’épaule devait passer au dessus du coude lorsque l’on nage. Et je ne m’attendais pas à recevoir autant de réponses de personnes qui n’ont pas compris ou demandé des précisions. C’est vrai que depuis longtemps je me dis qu’il faut que j’écrive un article de blog sur l’amélioration de la nage quand on est adulte. Alors voici. Partons de ce constat que le progrès en tant qu’adulte est très difficile. Ensuite je vous expliquerai pourquoi les battements et la tête hors de l’eau sont les problèmes techniques les plus courants - et liés à un apprentissage trop axé compétitions. Enfin il faut absolument que l’on parle du système de formation totalement verrouillé pour devenir maître nageur.

1. C’est tellement dur de mieux nager quand on est adulte.

Faisons ce constat et avançons là-dessus. C’est possible d’améliorer sa nage une fois adulte, mais c’est difficile. Les cours “masters” sont blindés de monde. 15 nageurs par ligne. Le coach pas hyper disponible pour corriger la nage. Perso, j’ai essayé à deux reprises de rejoindre des cours masters. Mon mari également dans 3 clubs différents. Et on n’a jamais vraiment accroché. Trop dur, ou trop tard le soir, ou trop de monde, ou trop m’en-foutiste…


Concertation citoyenne

L’association Sine Qua Non dont je suis marraine depuis 6 ans maintenant, propose une grande concertation citoyenne. Il s’agit d’un questionnaire adressé aux femmes autour du sport dehors. Comment vous sentez vous pour bouger dans la rue, dans un parc, dans une forêt. De quoi auriez vous besoin ? Le but de l’association : engranger un maximum de réponses et d’idées pour écrire à terme un livre blanc de recommandation. La finalité étant d’éduquer les villes, les régions, les urbanistes à mieux envisager l’amménagement du territoire et les campagnes d’éducation civique pour faciliter la pratique du sport dehors aux femmes.

J’ai répondu hier, ça m’a pris 5 minutes. Quelques petits clics pour une femme, un pas de géant pour l’égalité.


Dans le debrief de LONG LIVE

Cette semaine, David et moi revenons sur l’alimentation non inflammatoire et comment l’implémenter au quotidien dans nos vies de parents, travailleurs, nomades … Pas simple ! Et surtout un besoin de se ré-éduquer, de ré-apprendre à lire les propositions alimentaires sous le spectre de la vitalité de notre corps.


Conclusion

Enfin je souhaite faire un retour sur le Versailles Mantes. 52km de marche, la nuit, entre le château de Versailles et le gymnase municipal de Mantes la Ville. Cette course est mythique, et fêtera sa 90e édition l’année prochaine !! Notre groupe de 5 marcheurs, très sportifs mais pas marcheurs, a mis 9h15. Et nous sommes arrivés dans le 1er quart des participants. La majorité mettant plutôt 10h-12h. Il faut être prêt à marcher longtemps, très longtemps !!

Perso, je dirai que ce défi est “introspectif”. J’ai surtout aimé ces longs moments de silence, où tout le monde marche, dans le seul but de marcher. C’est très intéressant d’un point de vue méditatif, concentration, mobilisation des ressources d’endurance, vivre un truc inouï avec soi-même.

Jade, 4 ampoules sous les pieds plus tard, a trouvé cette expérience “mystique”. Un côté irréel, loin du monde.

Mélanie et Juliette, en top forme, ont plutôt envie de dire “zombie” !! C’est vrai qu’au début, on a l’impression d’être des lucioles, toutes ces jolis lumières qui défilent dans la forêt … Puis le rêve se transforme en zombiland !! Il y a un réel côté Walking Dead à marcher à la queu-leu-leu à travers champ, entre 2 terrains militaires à 4h du mat … Faut le vivre !! hahah
Tom lui a souhaité évoquer le mot “respect”. En effet, notre marathonien préféré a trouvé cette épreuve beaucoup plus dure que prévue et s’est vraiment rendu compte de l’endurance nécessaire pour en venir à bout. Il ne verra plus jamais les marcheurs comme avant !!

Bref : je suis très très contente de l’avoir fait mais je n’ai pas du tout envie de le refaire. Car c’est ultra LAID comme parcours, il faut le dire. Il fait froid, l’ambiance est glauque, et l’arrivée très décevante dans ce gymnase lugubre. Quitte à marcher 52km, autant parcourir un chemin sympa la prochaine fois !!

En revanche : assez peu de courbatures pour moi, en pleine forme dès mardi pour reprendre mes entrainements de running , muscu et de nage, et ZERO AMPOULES !! Car c’est bien le fléau n°1 de cette marche = les ampoules aux pieds des marcheurs. Et l’hécatombe après le 35e km ou des cars et des cars défilent pour remorquer les éclopés. Il y a 15 à 20% d’abandons chaque année sur cette marche. Des crampes et des ampoules. Car la marche, disons le, est un sport à part entière ! Il faut s’y préparer.

Merci de me suivre toujours aussi nombreux, ici, sur insta, sur youtube et sur le podcast.

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Lucile

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